AloèsSIGB Aloès, Gestion bibliothéconomique

Études de cas

  • Cas n°1 / Ville de Béziers - Médiathèque André Malraux

    Centre pompidou

    Présentation des lieux avec Evelyne Didier, sa directrice et Dominique Fourcade, responsable du pôle musique/art/cinéma.

     

    Comment est né le projet de la Médiathèque André Malraux ?

    Evelyne Didier : La MAM est le premier grand chantier de la Communauté d’Agglomération Béziers Méditerranée. Les élus ont fait le choix de regrouper au cœur de Béziers, sur un même espace, l'ensemble de l'offre culturelle et intellectuelle : Université, CIRDOC, Restaurant Universitaire, écoles, futur IUT... L'agglomération compte 105000 habitants, Béziers 72000. Le projet vise tous les habitants du territoire et va même au-delà : les élus ont anticipé les évolutions démographiques et la possible fusion d'autres communes au sein de l'agglomération. La MAM peut desservir 140000 personnes !Le projet de l'architecte Wilmotte était le plus adapté à la configuration de l'espace : le bâtiment, sur 3 niveaux publics et avec 2 entrées, est très attractif... sans parler de son esthétique ! La Médiathèque est l'une des premières constructions HQE du territoire  et les matériaux utilisés ont été rigoureusement  sélectionnés au regard de cette démarche.

    Quels sont les objectifs auxquels doit répondre la MAM ?

    Evelyne Didier : La population du territoire compte davantage de personnes défavorisées que d'autres régions. Notre volonté était donc d'élargir les publics en créant un véritable lieu de vie culturel accessible à tous. Nous voulions aussi développer le réseau de lecture publique à travers les actions culturelles, la mise en place du réseau informatique. et la mise en circulation en avril 2008 de 2 médiabus qui se rendent dans les villages ou quartiers non équipés de bibliothèques. La médiathèque est encore en rodage : si tous les services ne fonctionnement pas encore, la MAM compte déjà 11000 inscrits. 3 à 6 mois après l'ouverture, nous espérons atteindre 15000 inscrits et toucher à terme 25% du territoire.

    Comment se traduisent vos ambitions sur le terrain ?

    Evelyne Didier : Afin de répondre à la diversité des usages et des publics, nous avons mené en amont une profonde réflexion sur l'offre de la MAM : mise en espace des collections, qualité de l'accueil, choix du mobilier, simplicité du prêt pour favoriser l'autonomie des publics...
    Concrètement, les collections sont réparties en 6 pôles : sciences & société, littérature & langues, formation, recherche & patrimoine, actualité, enfance, musique, arts & cinéma). Au sein de chacun, nous avons opté pour un classement thématique parfois audacieux, censé coller aux usages constatés ou supposés des publics. Des exemples ? En littérature, nous avons séparé les romans classiques et contemporains. Le pôle musique, arts & cinéma, qui s'adresse plus spécifiquement aux ados et jeunes adultes, comprend aussi les BD.
    L'écoute sur place existait déjà dans l'ancienne bibliothèque et a été reconduite à la MAM. Prises d'assaut depuis l'ouverture, les bornes d'écoute sont situées à proximité des banques d'accueil pour pouvoir gérer le flux et faciliter le travail du personnel. Le module Polyphonie d’Opsys intéresse beaucoup le jeune public en quête d'autonomie. Nous disposons aussi de 5 écrans plasma.
    Enfin, nous avons choisi d'automatiser les transactions grâce à la technologie RFID : sur chaque document, une puce sert à la fois d'identifiant et d'antivol. Nous disposons d'un automate de prêt et de retour par pôle, plus un à l'extérieur, accessible 24/24h pour rendre des documents en dehors des horaires d'ouverture. Outre l'autonomie du public, les automates favorisent la confidentialité du prêt.
    L'ensemble du projet correspond à l'attente du public qui s'en est emparé rapidement... et ça ne désemplit pas !

    Quels moyens avez-vous mis en place dans le pôle musique/art & cinéma ?

    Dominique Fourcade : Nous mettons à disposition du public 6 bornes d'écoute, 6 PDA et deux bornes supplémentaires dans le coin enfant. Si la consultation – et l'écoute – sur l'OPAC pourrait être plus explicite, les 6 bornes fixes remportent un franc succès. Simplicité des manipulations, écrans tactiles très ludiques, possibilité d'écouter toutes les plages d'un disque : depuis l'ouverture, elles sont toutes utilisées en permanence !

    Étonnamment, peu de gens nous demande comment ça fonctionne... alors que nous avons dû numériser nos 25000 CD pour pouvoir proposer cette offre ! Ce travail préalable nous a pris près de 2 ans mais s'est intégré logiquement dans la préparation avant réouverture au public.: nous avons constaté avec soulagement qu'il y a encore une vraie demande du public pour le CD si on lui propose une collection organisée ancrée à la fois dans l'histoire et l'actualité musicale. Deux mois après l'ouverture, nous avions prêté en nombre l'équivalent du fonds soit plus de 22000CD. Quant à l'avenir, nous suivons avec intérêt l'expérience de Martigues, qui donne la possibilité de télécharger sur clé USB des morceaux, effacés automatiquement après trois semaines : c'est une autre forme de prêt ...

    Propos recueillis auprès d'Evelyne Didier et Dominique Fourcade

  • Cas n°2 / Cité de la musique

    Centre pompidou

    Les nouvelles normes de catalogage, la Cité met les FRBR en musique avec Aloès

     

    Avec un catalogue de 80 000 œuvres et un public composé autant d’amateurs que de professionnels, de musiciens et de chercheurs, la Cité de la Musique (Paris 19e) se devait d’offrir à ses utilisateurs un service à la hauteur de leurs nombreuses et diverses attentes. Pour cela, la décision a été prise de refondre en partie le système de catalogage en intégrant certaines des nouvelles fonctionnalités du modèle FRBR.

     

    Mettre l’œuvre au centre de la recherche

    Le choix de partir du modèle FRBR ne s’est pas fait par hasard : en effet, c’est celui qui permet de travailler à partir de la notion d’œuvre et non plus seulement de document.

    Un système parfaitement adapté à l’activité de la Cité comme nous le confirme Mme SERRA : En fait, nous avons voulu anticiper sur les besoins de nos visiteurs et des internautes en leur offrant une meilleure visibilité de chaque œuvre et en leur permettant d’accéder facilement à tous les documents qui s’y rapportent, qu’ils soient physiques ou numériques.

    C’est ainsi que la Cité de la Musique a créé des « notices d’œuvres », qui donnent toutes les informations sur une œuvre musicale : titre, auteur, dates et circonstances de composition et de création, dédicataire, tonalité, numéros d'opus et de catalogue, instrumentation détaillée, différentes parties, durée approximative. Ces notices d’œuvres offrent une meilleure lisibilité aux visiteurs puisque l’œuvre est immédiatement accessible à partir du titre français le plus utilisé, renchérit Patrice VERRIER, chargé de ce projet à la Cité, et non pas uniquement à partir du titre uniforme, souvent peu lisible pour un public non averti. De plus, le système Aloès lui permet de faire le lien avec différents documents (disques, livres, concerts, enregistrements, partitions…) mais aussi avec d’autres œuvres qui lui sont liées (transcriptions…)… En revanche, nous n’avons pas retenu la notion d’expression d’une œuvre qui ne nous paraissait pas vraiment utile étant donnée la relative modestie de notre catalogue.

     

    Créer de nouvelles passerelles entre les œuvres

    Autre fonctionnalité très utile d’Aloès : la possibilité de regrouper les différentes entités associées dans un même ficher. La recherche est donc axée autour d’une personne et pas seulement autour de l’auteur, explique encore M. VERRIER. En recherchant Berlioz, par exemple, on le trouve comme auteur, bien sûr, mais aussi comme sujet d’une biographie par exemple, comme représenté dans une œuvre d’art... Une fonction qui nous permet d’ailleurs de créer des passerelles avec certains objets du musée.

    Une véritable révolution des habitudes de consultation des utilisateurs qui concerne déjà quelques 4 000 œuvres musicales pour lesquelles les notices d’œuvres ont été créées (principalement à partir des concerts de la Cité.

    Les grandes dates des nouvelles normes de catalogage

    - 1961 : Conférence internationale sur les principes du catalogage à Paris : normalisation internationale du catalogage.
    - 1998 : Rapport final sur les FRBR : nouveau modèle conceptuel de l’information bibliographique exprimé selon le formalisme « entité-relation ».
    - 2003-2007 : IFLA Meeting of Experts for an International Cataloguing code : réflexion internationale pour actualiser les principes de Paris et adapter les normes aux nouvelles contraintes du catalogage (multimédia, documentation électronique, accessibilité sur le web, évolution…)
    - 2005 : Le monde anglo-saxon travaille à l’élaboration de nouvelles normes permettant d’intégrer les nouveaux modèles (FRBR et FRAD) : RDA.
    - 3e trimestre 2009 : Publication des RDA.

     

    Et pour l’avenir, où en est-on du projet RDA ?

    Les bibliothèques Anglo-saxonnes ont décidé de l’adopter et on va bientôt pouvoir travailler dessus « en réel ». Mais pour la France, il va falloir attendre encore un peu, même si la BNF participe au projet.


    Pourquoi cela ?

    C’est essentiellement dû aux milliards de notices qui sont encore aux anciens formats (MARC notamment). Il va d’abord falloir « FRBRiser » l’ensemble de ces catalogues et cela va prendre un peu de temps ...

    Propos reccueillis auprès de Madame Marie-Hélène Serra, Directrice de la Pédagogie et de la Médiathèque, et de Monsieur Patrice Verrier, coordinateur du catalogue et responsable de la documentation du Musée


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